Cette année, VIVRE AUX ÉCLATS a 30 ans ! Du 20 avril au 20 juin, nous avons mis en place une campagne de collecte exceptionnelle pour fêter l’anniversaire des clowns, parce que 30 ans d’Éclats en milieu de soins, ça se fête !
Cet anniversaire nous donne l’opportunité au travers d’une rétrospective de (re)mettre en lumière tous les projets artistiques portés par VIVRE AUX ÉCLATS et ses artistes-clowns depuis 1996.
Il nous paraissait aussi important de valoriser celles et ceux qui font l’association, souvent dans l’ombre : bénévoles, membres du Conseil d’Administration, salarié·es, donateur·ices…
« Immédiatement, la cause m’a séduite et j’ai eu envie de la soutenir : tenter d’améliorer le quotidien des patients ou des résidents d’un établissement me paraissait extraordinaire.«
Maryvonne Neple
Alors, aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le portrait de Maryvonne Neple, bénévole très active depuis 2010 et administratrice de VIVRE AUX ÉCLATS.
Nous l’avons interrogée sur son engagement associatif et son histoire avec l’association.
PORTRAIT
Maryvonne a 67 ans et est retraitée d’une fonction de Clerc de Notaire. Maman de deux enfants et, pour son plus grand bonheur, nouvellement grand-mère d’une petite-fille avec qui elle passe le plus de temps possible. Le reste de son temps libre, Maryvonne le consacre à la couture et à de longues promenades dans la nature, quand ses engagements associatifs lui laissent un peu d’espace.

Comment es-tu entrée dans le monde associatif ?
A vrai dire, on ne sait pas toujours pourquoi on pousse la porte d’une association, du moins, au départ. L’engagement bénévole répond à mon sens à différents besoins et motivations, identifiés ou non. Pour ma part, j’ai été bercée dès mon plus jeune âge par le bénévolat très actif de ma mère.
Il s’agissait pratiquement d’une des bases de son éducation, une évidence. Pour autant, une fois adulte, je n’avais jamais fait le pas de devenir bénévole à mon tour.
Je pense que le départ de mon fils vers les Antilles en 2010 m’a donné l’impulsion pour m’ouvrir vers l’extérieur, chercher de nouveaux horizons et centres d’intérêts. C’était aussi certainement un moyen de combler le vide créé par son départ.
Quelles sont les valeurs qui guident ton engagement depuis 2010 ?
Les valeurs qui me sont chères sont celles du partage, de l’entraide et du vivre ensemble.
Ton élan bénévole s’exprime-t-il ailleurs qu’à VIVRE AUX ÉCLATS ?
Je suis aujourd’hui bénévole dans une association de mon village, qui accueille des réfugiés. Membre du Bureau et du Conseil d’Administration, je suis également référente d’une famille Angolaise (une maman et ses quatre filles). Occasionnellement, je participe aux actions d’une association Béninoise créée par mon frère pour construire une école primaire à OUIDAH car je suis marraine d’une petite fille de l’école.
Comment a commencé ton histoire avec VIVRE AUX ÉCLATS, et qu’est-ce qui t’y a retenu ?
Je ne connaissais rien au monde des clowns ! J’ai été orientée vers cette association par mon frère et une amie qui étaient eux-mêmes bénévoles à VIVRE AUX ÉCLATS depuis quelques années. Immédiatement, la cause m’a séduite et j’ai eu envie de la soutenir : tenter d’améliorer le quotidien des patients ou des résidents d’un établissement me paraissait extraordinaire. Offrir du divertissement à des personnes qui ne pouvaient plus aller le chercher, permettre un court instant d’oublier la maladie, la souffrance, capter l’attention pendant la pratique d’un acte médical, apaiser la détresse de la famille par l’humour, la tendresse, autant de raisons qui m’ont donné des ailes vers cette association.
Je ne connaissais rien du monde médical si ce n’est par l’accompagnement long et douloureux de mes deux parents en EPHAD et HLD. M’étant souvent sentie très seule dans ces structures, j’avais imaginé qu’il serait bon de créer du lien avec les familles, les soutenir. Encore un défi que cette association réussit parfaitement à relever !
Un jour, j’ai eu la chance d’assister à une séance de jeu à l’HFME auprès des enfants hyperactifs notamment. J’ai été bouleversée par ce que j’ai constaté et l’envie d’être bénévole à VIVRE AUX ÉCLATS ne m’a plus jamais quittée.
J’ai trouvé à VIVRE AUX ÉCLATS une Équipe avec un grand E, tant au niveau des artistes que celui des salariés, du Conseil d’Administration et du Bureau.
VIVRE AUX ÉCLATS est une association à taille humaine, pleine de bienveillance envers ses bénévoles. Des sollicitations auxquelles nous avons toute liberté de répondre positivement ou pas, le tout avec une très grande souplesse.
Une reconnaissance que l’on ne trouve pas directement dans les yeux des patients ou résidents. En effet, contrairement à d’autres associations, nous n’avons aucun contact direct avec les publics concernés. Ce sont les artistes-clowns hospitaliers qui s’en chargent, car ils sont formés pour cela, il s’agit d’un métier qui n’est pas celui du bénévole, l’action de ce dernier se situe sur un tout autre plan. Ce mode de fonctionnement me convient parfaitement, mais il peut ne pas convenir à tout le monde.
Comment ton rôle au sein de l’association a-t-il évolué au fil du temps et, que représente cet investissement pour toi ?
J’ai commencé comme bénévole et très vite, j’ai été sollicitée pour entrer au Conseil d’Administration et au Bureau de l’association. Il s’est immédiatement installée une proximité avec l’ensemble de l’équipe, les directrices successives, les artistes-clowns.
VIVRE AUX ÉCLATS a beaucoup évolué depuis 2010, d’une petite association à taille quasi familiale, elle a aujourd’hui pris un envol extraordinaire : une équipe artistique qui a bien agrandit, un budget plus important, plus de projets et de partenariats avec des établissements de soins…
En 2025 et après plusieurs années de loyaux services en tant que Secrétaire au sein du Bureau de VIVRE AUX ÉCLATS, j’ai décidé de sortir de cette fonction, tout en restant au Conseil d’Administration. L’accroissement de l’activité, les compétences requises que cela pouvait nécessiter ont rendu l’investissement plus complexe pour moi. C’était aussi la fin d’un cycle avec le renouvellement de plusieurs membres du Conseil d’Administration, dont la Présidente.
J’ai adoré contribuer au rayonnement de l’association et, notamment par la prise en charges des buffets que je tâchais à ma mesure de faire « scintiller ». J’ai d’ailleurs conservé ce poste de responsable des buffets !
Qu’est-ce qui, dans l’art du clown hospitalier, continue de t’émouvoir ou de te surprendre ?
Le fait de constater combien cet art peut résonner parfaitement chez les personnes atteintes dans leur corps et dans leur être.
L’effet du clown à l’hôpital est vraiment magique !
Le mot de la fin pour les lecteurs et lectrices…
Il ne faut jamais perdre de vue, que le don de soi, c’est aussi à soi qu’on le fait et cela fait beaucoup de bien.
MERCI à tous les bénévoles qui œuvrent au quotidien pour faire rayonner VIVRE AUX ÉCLATS.

📅 du 20 avril au 20 juin 2026
Participez à la campagne de collecte de dons de VIVRE AUX ÉCLATS !
Chaque don permet de poursuivre ces instants précieux qui apaisent, redonnent une place essentielle aux émotions et à la relation humaine. ❤️
👉 Pour ses 30 ans d’Éclats, je soutiens VIVRE AUX ÉCLATS !

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